Un échec croissant dans la lutte
contre le réchauffement climatique
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Bilans comparatifs des technologies à disposition
Les bilans carbone des différentes sources d'énergie électrique sont aujourd'hui bien documentées. L'un des tableaux de synthèse le plus complet est présenté sur un site suisse.
A partir de ces données, il est facile de déterminer les émissions de différents choix techniques pour la production d'électricité :
- Eolien terrestre dont l'intermittence est compensée par des centrales thermiques fonctionnant avec un mix de Gaz naturel, Biogaz et Hydrogène.
- Eolien marin avec la même compensation,
- solaire photovoltaïque dont l'intermittence jour nuit est compensée par des batteries,
- Nucléaire sans compensation.
Les résultats sont présentés sur le graphique ci-dessous.
A noter que le bilan des centrales de compensation tient compte d'un fonctionnement intermittent qui augmente les émissions.
Sur une période de 50 ans, on peut calculer l'écart d'émission dans l'atmosphère entre 2 scenarios extrêmes :
- Un scenario tout ENRi, qui conduit à la fermeture de tout le parc électronucléaire actuel au cours de la période de 50 ans;
- Un autre scenario, éliminant les ENRi au cours de la période, et fondé sur un maintien de l'intégralité du parc nucléaire historique.
Le résultat est sans appel :
1.740 millions de tonnes de CO² pour le scenario ENRi;
840 millions de tonnes de CO² pour le scenario tout nucléaire.
C'est donc près d'un milliard de tonnes de CO² supplémentaires qui seraient émis si l'option ENRi était retenue.
L'échec climatique des ENRi est programmé.
Voir Le contre exemple allemand ci contre.
Les fausses justifications
Le discours justifiant l'implantation des renouvelables consiste à dire que les ENRi se substituent aux énergies fossiles et ainsi contribuent à réduire les émissions de GES.
Observons les relevés de production publiés par RTE sur son site Eco2mix.
Tout d'abord la journée du 12 10 2025
L'excédent de production du solaire photovoltaïque contraint le parc nucléaire à réduire sa propre production. Donc on substitue une énergie à 50 g de CO²/Kwh à une qui ne dépasse pas les 5g / Kwh.
Puis la journée du 04 07 2025.
On observe que l'excédent d'éolien est compensé doublement par le parc nucléaire et par le système hydroélectrique.
Là aussi le bilan CO² est dégradé.
L'un des fondements de la politique ENRi se relève ainsi un mensonge.
Le contre exemple allemand
La comparaison entre les productions électriques françaises et allemandes permet de mieux saisir les enjeux climatiques.
Ci-après les chiffres de production électrique au 1er semestre 2025
France Allemagne
Total Electricité 265 Twh 220 Twh
dont EOL+SOL 38 Twh soit 4,3% 101 Twh soit 46,2%
Emissions CO2 30 380 en g/kWh
Prix moyen marché 66,78 90,74 MWH/heure
La production d'électricité en France par rapport à l'Allemagne :
. émet 13 fois moins de CO2
. est 10 fois moins carbonée,
. est 35 % moins chère,
. permet à la France d'être le plus gros exportateur d'électricité au monde.
Alors que l'Allemagne est importatrice nette d'électricité.
La raison en est évidemment que l'intermittence de la production éolienne et solaire est compensée par des centrales thermiques pilotables fonctionnant au gaz mais aussi au charbon et au lignite, très fortement émetteurs de CO² (1.000 g/Kwh et plus).
Il est urgent de constater l'échec de la politique allemande et
d'abandonner les directives européennes qui imposent
le développement de l'éolien et du solaire.
L'argument est conforté par une analyse rigoureuse de Nikolai Ziegler dans la revue VERNUNFTKRAFT.
Extrait :
Alors que la majorité des médias et des politiciens célèbrent l'essor de l'énergie éolienne au cours des 20 dernières années comme un grand succès et présentent les éoliennes comme le sauveur ultime face au changement climatique, les chiffres et les faits suggèrent le contraire.