Des atteintes graves à l'environnement et une prédation foncière grandissante dans les territoires ruraux français

 

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La France défigurée

L'industrialisation des espaces ruraux par des machines géantes détruit les paysages de la France, qu’ils soient exceptionnels ou non (jusqu'à 240 m de haut et 170 m d'envergure pour les plus grandes éoliennes de 4 MW).
Le président de la République E. Macron l'a reconnu.
Rappel des engagements politiques signés par la France dans la convention de Florence.

L'implantation d'éoliennes est incompatible avec la régle première de protection de l'environnement gérée par les autorités locales : l'interdiction de construire en dehors des zones urbaine, commerciale, artisanale et industrielle.

Les éoliennes demandent des surfaces importantes, ce sont des machines immenses, qui doivent être éloignées :
 - les unes des autres à cause des turbulences (voir la description de l'effet sillage),
 - des habitations à cause du bruit, installées en crête pour bénéficier des vents et d'autres contraintes encore.

De telles conditions ne se trouvent que dans les zones agricoles et naturelles définies dans les réglements d'urbanisme locaux (Plan locaux d'urbanisme). Des zones en principe inconstructibles pour préserver l'environnement et l'agriculture.

Des images, des témoignages de cette dégradation de l'environnement et du cadre de vie dans plusieurs régions françaises sont disponibles dans les bases de photos ci-dessous.

Enfin une série de photos accessible ici permet d'avoir une idée de l'ampleur des travaux nécessaires au montage sur site d'une éolienne et donc de l'impact de la construction d'une éolienne. 

La consommation de foncier

Quel impact de l'éolien sur les territoires ruraux.

Une analyse croisée de la carte des implantations d'éoliennes et du recensement sur 10 départements témoins (chiffres 2023) permet d'établir que :
 - 2,7 % du territoire français est à moins de 1 000 mètres d'une éolienne, soit 1,5 million d'hectares;
 - 350 000 personnes habitent à moins de 1 000 mètres d'une éolienne.

1000 m étant la distance minimale en deça de laquelle les riverains subissent toutes sortes de nuissances dûment avérées.

Plus précisémént, les données fournies par RTE dans son rapport Futurs énergétiques de la France 2050 premettent de calculer l'atteinte au milieu rural pour différents scenarios énergétiques - tout renouvelable ou au contraire zéro ENRi. Les résultats sont les suivants :
 Surfaces artificialisées sur 50 ans en tenant compte des facteurs de charge et du renouvellement des turbines tous les 20 ans :
   50.000 Ha pour une option tout renouvelale,
    8.700  Ha pour une option sans renouvelable.

De même, on peut calculer les surfaces dites de nuisances - à moins de 500 m d'un équipement, sur 50 ans afin de prendre en compte le renouvellement des éoliennes :
  34.000 Km² pour une option tout renouvelale, soit l'équivalent de 6 départements français;
  173   Km² pour une option sans renouvelable

On mesure le degré de dégradation induit par l'implantation massive du renouvelable intermittent. Ceci est évidemment lié d'une part à la faible densité énergétique de ces technologies (0,17 Ha par Mw versus 80 pour le nucléaire) et d'autre part à la nécessité des les renouveler tous les 20 ans.

Enfin il faut prendre en compte le fait que quasiment tous les nouveaux réacteurs seront installés dans le périmètre des centrales nucléaires existantes et donc n'ajouteront aucune occupation de foncier supplémentaire par rapport à la situation actuelle.

Artificialisation des sols

L'installation, l'entretien et le raccordement au réseau des éoliennes exige d'artificialiser durablement des sols en terrotoire rural, et souvent protégé : socles en béton supportant les mâts, chemins d'accès, bâtiments techniques et de raccordement, etc ...
Le rapport RTE Futurs énergétiques 2050 donne le chiffre de 1,7 Ha par Mw installé. 
Le calcul sur une longue période doit tenir compte du fait que les éoliennes doivent être remplacées tous les 20 ans en moyenne, et donc de nouveaux socles en béton coulés, de nouveaux chemins d'accès tracés, etc ...
Pour 60 Gw à installer à horizon 2050, il faudrait donc artificialiser environ 17.000 Ha. Ce chiffre représente la totalité des surfaces artificialisées au cours de 6 dernières années.

Pour mémoire, la même puissance utile en nucléaire, compte tenu de leur facteur de charge 4 fois plus élevé, exige d'artificialiser 1.200 Ha.
L'éolien exige donc d'artificialiser plus de 10 fois la surface consommées par le nucléaire.

Un autre risque pèse à terme sur l'éolien : le Zéro Artificialisation Nette en 2050. A partir de cette date, il ne devrait plus être possible d'implanter de nouvelles éoliennes et aussi de remplacer des éoliennes en fin de vie.
Si la loi est respectée, ce sera la fin programmée de l'éolien en France.
Le sujet est sur la table!

 

La saturation visuelle

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Atteintes à la biodiversité des parcs photovoltaïques

Une remarquable étude de la CNPN (CONSEIL NATIONAL DE LA PROTECTION DE LA NATURE) montre bien tous les impacts des grands parcs de panneaux ohotovoltaiues aur l'environnement.

Sur les milieux terrestres, les effets des centrales photovoltaïques sont de plusieurs ordres :

• Destruction des écosystèmes préexistants et donc de l’habitat de reproduction ou d’alimentation de nombreuses espèces, y compris de espèces uniquement en transit;
• Perturbation des composantes microclimatiques locales;
• Diminution de la lumière et des précipitations, ce qui affecte surtout les espèces présentes sous les panneaux (flore, pollinisateurs, faune du sol), et donc dégrade les fonctions de pollinisation et les fonctions écologiques liées au sol);
• Appauvrissement des espèces héliophiles, favorisation des graminées au détriment des légumineuses;
• Confusion visuelle entre la surface des panneaux et les étendues d’eau, pour les espèces volantes (mortalité d’insectes par confusion de site de ponte, d’oiseaux et de chiroptères par confusion de site d’alimentation en eau, etc ...).

D’autres impacts possibles sont liés aux pollutions induites par le ruissellement de l’eau de pluie sur les panneaux, encore peu comprises, mais doivent également constituer un point d’alerte pour les entreprises du secteur et les pouvoirs publics : la présence de PFAS sur les panneaux photovoltaïques est avérée et les conséquences sur la santé animale et humaine peuvent être importantes.
Télécharger l'étude intégrale.

Les territoires préservés

La règlementation actuelle est exposée dans la rubrique Le bruit de la page Les éoliennes

Certains territoires sont totalement exempts d'éoliennes et comportent aussi très peu de grands parcs solaires.
La carte proposée par VdC premt de comprendre le sujet. On note 2 types de zones préservées ;
- Les territoires dont la valeur touristique est remarquable,
- Le zones à faible puissance moyenne de vent ou impropres à cause du relief.

Dans le premier cas on va trouver, entre autres, la baie du Mt St Michel; aucune éolienne dans un rayon de 20 Km autour du mont.
De même le Val de Loire entre Orléans et Angers est vierge de toute installation à moins de 20 Km du fleuve à une exception près.
Dans les 2 cas l'inscription au ptrimoine mondial de l'UNESCO protège ces teritoires. On note donc au passage un aveu sans contestation possible que les éoliennes participe d'une dégradation grave de l'environnement.

Concernant les gisements de vent, on observe effctivement que le su ouest de la France est totalement indemne d'implantation éolienne. 1 explications :
 La faible énergie moyenne des vents dans cette partie du territoire,
 Mais aussi et on l'oublie souvent, le fait que ce territoire est fragmenté en une multitude de petites propriétés, à cause de sa géographie, et ceci rend très difficile d'obtenir l'accord de nombreux propriétaires pour louer toutes les surfaces nécessaires et suffisantes à l'implantation de parcs éoliens.

Il y a donc là une inégalité grave entre les territoires métropolitains.

Une annexe regroupe différents documents utiles - comptes rendus, courriers aux autorités, expertises, témoignages, projet de norme, ... utiles pour aller plus loin.

Le bruit des éoliennes

1. Contexte et enjeux

Vent de Colère dénonce les dérives réglementaires et techniques qui favorisent le déploiement des parcs éoliens au détriment de la protection des riverains contre les nuisances sonores :

  • Un cadre réglementaire biaisé : les éoliennes bénéficient de dérogations par rapport aux autres Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE), notamment via l’arrêté ministériel du 26 août 2011 et ses modifications.

  • Un protocole de mesure controversé : le "protocole de mesure de l’impact acoustique" (2021) reprend des méthodes contestées, jamais validées par l’AFNOR, et permet aux exploitants de minimiser les émergences sonores réelles.

  • Un déséquilibre entre intérêts industriels et santé publique : les seuils de bruit autorisés (35 dB(A) au lieu de 30 dB(A) pour les autres ICPE) et les méthodes de calcul (médiane, Leq) masquent les nuisances réelles subies par les riverains.

2. Les failles du cadre réglementaire

a) Des dérogations injustifiées

  • Seuils de bruit assouplis : les éoliennes peuvent émettre jusqu’à 5 dB(A) de plus le jour et 3 dB(A) de plus la nuit que les autres ICPE, avec des tolérances supplémentaires selon la durée d’émission.

  • Exclusion du Code de la santé publique : contrairement aux autres ICPE, les éoliennes ne sont plus soumises aux règles strictes du bruit de voisinage (30 dB(A) extérieur, 25 dB(A) intérieur).

  • Absence de contrôle des basses fréquences et infrasons : la réglementation ignore les impacts sanitaires des fréquences inférieures à 20 Hz, pourtant reconnus par l’Académie de Médecine et des études internationales.

b) Un protocole de mesure défaillant

  • La médiane comme indicateur : le protocole utilise la médiane des niveaux sonores sur 10 minutes, ce qui permet de "lisser" les pics de bruit et de déclarer conforme un parc même s’il dépasse les seuils 50% du temps.

  • Le Leq (niveau équivalent) : cette moyenne masque les bruits impulsionnels (passage des pales devant le mât), pourtant très gênants pour le sommeil et la santé.

  • L’auto-contrôle des exploitants : les DREAL (services de l’État) n’ont pas les moyens de vérifier les données fournies par les bureaux d’études payés par les exploitants.

c) Un processus normatif détourné

  • Le projet de norme NF S 31-114 (2011), abandonné faute de consensus, a été imposé par arrêté ministériel en 2021 sans consultation publique ni validation scientifique.

  • Les protocoles A’ et B’ : les discussions pour une méthode plus protectrice (B’) ont été abandonnées en 2021, au profit d’une méthode favorable à la filière éolienne (A’).


3. Conséquences pour les riverains

  • Nuisances sous-estimées : les émergences réelles (jusqu’à +10 dB(A)) sont ignorées si le bruit ambiant reste sous 35 dB(A), seuil de caractérisation légal.

  • Perturbation du sommeil et de la santé : les bruits impulsionnels et les basses fréquences, non pris en compte, provoquent insomnies, stress, et troubles physiologiques.

  • Effets cumulatifs ignorés : l’ajout de nouveaux parcs ne tient pas compte du bruit résiduel avant toute installation éolienne, aggravant la pollution sonore.

4. Les 9 propositions pour un encadrement équitable

  1. Rétablir l’État de droit : impliquer des experts indépendants et des parlementaires dans les commissions réglementaires.

  2. Revenir aux seuils du Code de la santé publique : 30 dB(A) extérieur, 25 dB(A) intérieur.

  3. Utiliser la norme NF S 31-010 pour mesurer les bruits instantannés, et non des moyennes.

  4. Renforcer les contrôles des DREAL : rendre les mesures indépendantes des exploitants.

  5. Instaurer un monitoring acoustique continu sur les sites, accessible aux riverains et aux autorités.

  6. Prendre en compte les basses fréquences et infrasons dans les études d’impact.

  7. Intégrer les effets cumulatifs des parcs existants et futurs.

  8. Adapter les distances minimales (500 m) en fonction des caractéristiques des machines et des zones (rurales, périurbaines).

  9. Revoir les études d’impact : baser les autorisations sur des mesures réelles, pas sur des prévisions statistiques.

5. Conclusion : un scandale sanitaire en devenir

Il apparait donc un déséquilibre flagrant entre les intérêts de la filière éolienne et la protection des citoyens. Il appelle à une réforme urgente des textes, s’appuyant sur :
- Les recommandations de l’Académie de Médecine.
- Les directives européennes (2002/49/CE) et les plaintes en cours contre la France pour non-respect des règles sur le bruit.
- L’expérience des riverains, dont les témoignages révèlent des nuisances quotidiennes minimisées par les protocoles actuels.

Enjeu : Sans changement, le déploiement massif des éoliennes risque de générer un scandale sanitaire comparable à l’amiante ou au sang contaminé, avec des coûts humains et économiques majeurs (156 milliards d’euros/an pour le bruit en France, selon l’ADEME).

Source : Echauffour Environnement (2022), à télécharger;
avec contributions d’experts acousticiens (Patrick Dugast, Jean-Pierre Riou) et d’associations de riverains.

Impact sur la santé humaine

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Impact sur la santé animale

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