Ce que dit l' Académie des Sciences de la politique énergétique française

Trois académies unissent leurs voix dans un avis commun

En France, les éoliennes assurent plus de 6 % de la production électrique. Cette part ne cesse d’augmenter pour étendre l’emprise des parcs éoliens sur terre mais aussi bientôt en mer. Ce développement devrait accorder beaucoup plus d’importance aux études d’impact sur la biodiversité et à la préservation des paysages pour le bien-être des populations humaines. Mais les centrales nucléaires doivent continuer d’assurer une part importante de notre mix énergétique. Voici les conclusions d’un travail mené en commun par l’Académie des sciences, l’Académie des beaux-arts et l’Académie des sciences morales et politiques

MARS 2025  : AVIS DE L'ACADEMIE DES SCIENCES SUR LE PROJET DE PPE 3 

Extrait de la conclusion de l'Académie :
L’Académie des sciences met ici en lumière les atouts certains de la PPE3, qui alignent la stratégie nationale sur les transformations
nécessaires pour tendre vers les objectifs de neutralité carbone et de souveraineté énergétique de notre pays.

Cependant, le document présente des fragilités qui en affaiblissent la portée. 

Il s’agit en particulier :

(i) du manque de cohérence des données chiffrées relatives à la consommation d’énergie et la consommation électrique,

(ii) du manque de justification chiffrée (données de gain et de sobriété à l’appui) des scénarios de baisse de la consommation énergétique et d’augmentation de la consommation électrique proposés,

(iii) de la baisse considérable des moyens de production pilotables mettant à mal la stabilité du réseau,

(iv) des objectifs de production d’hydrogène vert, irréalistes à la lumière des données actuelles.

 

Vent de Colère constate que les critiques portées par l'Académie des Sciences en mars 2025 sont toujours d'actualité,

la brochure de 368 pages accompagnant le décret PPE 3 du 12 février 2026 ayant en effet conservé les mêmes erreurs méthodologiques et de fond.