Coût pour les finances : une saignée inadmissible dans les finances publiques et privées
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Généralités
Les Energies Renouvelables Intermittentes ou ENRi coutent beaucoup plus cher que ce qui est communément publié dans les médias ou affirmé dans les débats publics.
Les éoliennes ont besoin de capacités de stockage et/ou des centrales thermiques pour compenser leur intermittence erratique. Ces capacités coûtent cher et très peu développées à ce jour.
De plus, les éoliennes étant très dispersées sur le territoire, elles exigent un renforcement important des réseaux de distribution (RDP) et des réseaux de transport d'électricité (RTP).
Ce renforcement est évalué par RTE à un peu plus d'un milliard d'euros par GW installé, au sol comme en mer.
A quoi il faut ajouter le raccordement des parcs marins au rivage, chiffré par RTE à plus de 800 millions d'euros par GW installé.
Un calcul détaillé montre un supplément de coût global d'environ 50 milliards par an entre une option tout ENRi et une option qui n'inclurait aucune éolienne et un volume limité de solaire photovoltaïque mais surtout un maintien de la capacité du parc électronucléaire actuel.
Pour vérifier le constat, il suffit d'observer le prix de l'électricité en Allemagne - 42 centimes d'euros le Kwh pour les particuliers, contrairement au prix payé en France soit 27 cts le Kwh. Pour une consommation française de 500 Twh , on arrive à un écart de 65 milliards par an.
La réalité se situe quelque part entre ces deux chiffres !
cliquer pour accéder à une étude sérieuse qui conforte cette estimation
Pire, la prolifération incontrôlée des éoliennes conduit à des excédents d'énergie à certaines périodes, obligeant à « écrêter » leur fourniture tout en continuant à rémunérer les fournisseurs, toujours par le biais des factures d'électricité et de subventions publiques.
Les éoliennes étant inutiles pour le système français, la situation actuelle des comptes publics justifierait de supprimer complètement les subventions, directes et indirectes dont elles bénéficient.
→ L'éolien coûte cher à la France, tant aux entreprises qu'aux ménages et au budget de l’Etat
Financement de l'éolien
La fixation des prix de renouvelable et les aides publiques
Jusqu'en 2015, tous les projets éoliens souscrivaient un contrat au titre du régime de l'obligation d'achat, Edf devait pendant 15 ans racheter l'électricité produite au prix de 82 € MWh plus indexation pendant 15 ans (82 €/MWh). La plupart de ces contrats arrivent à échéance, Les opérateurs doivent alors soit vendre l'électricité produite sur le marché, soit modifier le site de production (repowering) et souscrire un nouveau contrat dans le mécanisme du complément de rémunération.
Depuis 2016 les nouveaux sites éoliens souscrivent avec EDF (en tant que représentant de l'état) un contrat de complément de rémunération. L'électricité produite doit être vendue sur le marché européen (par le producteur ou son mandataire). Les opérateurs éoliens reçoivent ensuite du budget de l'état via EDF un complément de rémunération si le prix moyen mensuel pondéré du marché de gros est inférieur au prix de référence fixé à la signature du contrat.
Le prix de référence est fixé par appels d'offres (2 ou 3 chaque année, gérés par la Commission de Régulation de l'Energie) sauf pour les sites de faible puissance pour lesquels le prix est de 74 €/MWh. Les appels d'offres font apparaitre une augmentation de prés de 50 % du cout de production de l'électricité éolienne ces 3 dernières années. Le prix de référence est passé de 59,5 €/MWh à l'automne 2020 à 87,23 €/MWh en février 2024.
Ci-dessous différents documents détaillés pour en savoir plus.
Version d’avril 2024 du règlement CRE des appels d'offres pour la fixation du prix garanti aux opérateurs éoliens pour l’électricité produite. Le détail du calcul du complément de rémunération est disponible pages 33/34 . Voir le détail de l'appel d'offres
Le document explique bien la rémunération des opérateurs même en cas de prix négatifs sur le marché.
Pour savoir plus précisément comment sont attribués les marchés pour l"éolien terrestre
Délibération de la CRE du 16 octobre 2024 concernant la huitième période de l’appel d’offres éolien.
Résumé de l'AO
Puissance cumulée
67 dossiers déposés (hors doublons) pour une puissance totale de 1 043,2 MW.
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53 dossiers avec un tarif inférieur au prix plafond, dont 1 éliminé pour non-conformité.
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52 dossiers conformes (838,3 MW), soit 91 % des 925 MW appelés. La CRE retient finalement 755,2 MW (82 % de l’objectif), en appliquant la règle de compétitivité.
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Prix moyen pondéré : 87,92 €/MWh, stable depuis mi-2023, mais en hausse de +36 % par rapport à la 1ʳᵉ période (novembre 2021).
Explications du fort taux de souscription :
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Recandidature de projets abandonnés en 2023 (11 projets) en raison de la hausse des coûts. Restriction des conditions d’éligibilité du guichet ouvert, rendant les appels d’offres plus attractifs.
Charges de service public :
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Coût pour les finances publiques variable selon l’évolution des prix de gros de l’électricité sur 20 ans.
Recommandations de la CRE pour les prochains appels d’offres
A. Indexation des tarifs (coefficient K)
Permettre aux candidats de choisir la durée d’indexation (minimum 12 mois avant mise en service) et de renoncer à l’indexation si souhaité.
Objectif : adapter l’indexation à la réalité de chaque projet.
B. Gestion des prix négatifs et équilibre du réseau
Introduire une zone de prix « tampon » ([-10 c€/MWh ; 0 €/MWh]) pour éviter les incitations binaires (tout ou rien) et améliorer la flexibilité des producteurs.
Modifier la définition de l’énergie éligible au complément de rémunération pour inclure les volumes ajustés (mécanisme d’ajustement), afin d’encourager une participation plus cohérente au marché.
C. Autres recommandations
Rendre inéligibles les projets déjà lauréats depuis février 2023 (sauf dérogation).
Harmoniser les définitions (début des travaux, unité de projet, statut de lauréat).
Déduire les revenus capacitaires du calcul du complément de rémunération.
Encadrer les conditions de résiliation des contrats et préciser la date de début de la garantie financière.
3. Décision finale
La CRE propose de retenir 755,2 MW à un prix moyen de 87,92 €/MWh. *
Les recommandations seront transmises à la ministre chargée de l’énergie et publiées sur le site de la CRE.
Dérogations et privilèges
L’implantation des éoliennes en France n’est possible que grâce à de nombreuses dérogations et privilèges accordés aux promoteurs et exploitants, que ce soit en matière de financement, de réglementation de l’urbanisme, d’environnement, de santé ...
Les 3 principales dérogations :
- Possibilité de s'implanter dans les zones Naturelles et Agricoles des réglements d'urbanisme, normalement inconstructibles,
- Dispense de permis de construire et des règles d'urbanisme qui dépendent des élus locaux et soumission aux règles environnementales qui dépendent de Paris et Bruxelles,
- Subventionnement des recettes pendant 20 ans, et même 35 ans pour les sites rénovés (ces subventions ont représentées prés de 65% des recettes des sites éoliens en 2020).
Financement du photovoltaïque
Le développement du solaire photovoltaïque ne peut être financé que par des subventions publiques importantes
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aides d'état à l'investissement,
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garantie de rachat de l'électricité excédentaire (40 à 60 € le Mwh),
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compensation financière en cas de surproduction non injectée dans le réseau,
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sans compter les subventions régionales et européennes.
Le raccordement des panneaux solaires photovoltaïques (PSPV) aux réseaux électriques et le renforcement indispensable des réseaux pour cause de dispersion des sources sur le territoire, sont entièrement financés par les gestionnaires publics donc par l'argent des citoyens dans leur factures et des subventions ad hoc.
Pire, la prolifération incontrôlée des PSPV conduit à des excédents d'énergie à certaines périodes, obligeant à "écrêter" leur fourniture tout en continuant à rémunérer les fournisseurs.
Le PSPV étant inutile pour le système français, la situation actuelle des comptes publics justifierait de supprimer complètement les subventions, directes et indirectes, qui leur sont accordées .
De plus cette surproduction systématique par rapport à la consommation est le principal responsable des séquences de prix négatifs constatés en France et en Europe depuis mars 2023 qui détruit l’économie française puisque EDF vend aux partenaires étrangers son surplus ( environ 15 à 20 GW) à des prix proches de zéro.
Ce que dit la cour des Comptes
La Cour des Comptes dans un rapport de mars 2018 dénonce le coût exorbitant et l'inefficacité des énergies renouvelables (EnR) intermittentes que sont l'éolien et le photovoltaïque.
Ses principales obervations :
- Des objectifs ambitieux difficilement atteignables,
- Des objectifs industriels devenus secondaires,
- Des retombées économiques réelles mais un bilan industriel décevant,
- Des charges importantes durables et mal évaluées,
- Un soutien financier très élevé et déséquilibré,
- Des décisions passées pesant sur les marges financières de l’État,
- Un net déséquilibre entre EnR électriques et thermiques,
- Une connaissance des coûts constatés à améliorer,
- Un volume global des charges de soutien à venir mal anticipé,
- Le poids financier croissant du soutien aux EnR électriques,
- Une trajectoire financière marquée par de fortes incertitudes,
- La nécessaire prise en compte des coûts induits pour les réseaux électriques et le stockage,
- Un besoin de rééquilibrage des soutiens vers les EnR thermiques,
- Un pilotage peu lisible et insuffisamment intégré,
- Une absence de contrôle budgétaire,
- Une politique énergétique cloisonnée.
La cour considère que le coût réel du renouvelable n'est pas maitrisé (euphémisme) entre autres par défaut de prise en compte des coûts d'extension des réseaux électriques nécessaire au déploiement des ENRi.
Pour mémoire RTE chiffre à plus d'un milliard d'euros par GW installé le surcoût de l'extension des réseaux pour les ENRi (rapport RTE 2050). Ce chiffre est maintenant largement dépassé.
Elle demande un rééquilibrage des soutiens vers les EnR thermiques : « Ainsi, compte tenu de son profil énergétique peu carboné, si la France avait voulu faire de sa politique en faveur des EnR un levier de lutte contre le réchauffement climatique, elle aurait dû concentrer prioritairement ses efforts sur le secteur des EnR thermiques qui se substituent principalement à des énergies fossiles émissives de CO2 ».
Pour télécharger le rapport complet
les vrais chiffres des subventions
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