

« Vent de Colère
! » FEDERATION NATIONALE Président : Alain BRUGUIER
Chemin des Cadenèdes 30330 ST LAURENT LA VERNEDE
Site : www.ventdecolere.org
P.Bonn novembre 2005 pbvdc@free.fr
Les promoteurs, A.Antolini en tête (et l’ADEME), donnent avec complaisance des chiffres ahurissants concernant l’emploi que l’éolien industriel est censé apporter en France (au moins 60 000 !). On sait maintenant après l’implantation de plus de 400 MW éoliens fin 2005 en France que l’éolien industriel ne crée aucun emploi permanent.
Par emploi permanent on entend des emplois qui continuent d’exister quand les éoliennes sont montées et tournent. Par exemple l’ouvrier qui coule le socle en béton ou les monteurs de machines sont des emplois qui disparaissent une fois les éoliennes montées. Il arrive cependant assez souvent que l’équipe de monteurs soit des ouvriers étrangers qui alors travaillent en permanence pour la société toujours étrangère qui construit les éoliennes. Pratiquement chaque fois que l’on a voulu discuter avec ces travailleurs, on s’est aperçu que c’était des gens ne parlant pas français. Cela confirme la règle en vigueur dans l’industrie éolienne : chaque MW vendu c’est un emploi de plus chez le constructeur de machines. Les seules machines que l’on implante en France sont étrangères.
« Mais la surveillance et la maintenance ? » me direz vous. La surveillance se fait à distance, en général depuis l’usine de construction, par un opérateur qui surveille une batterie d’écrans répertoriant périodiquement en temps réel, les paramètres de marche des machines avec alarme automatique, etc.
Dès qu’un problème est détecté, une intervention d’une équipe de maintenance est planifiée. Les équipes sont détachées d’un groupe de spécialistes de la maintenance et sont envoyées dans toute l’Europe là où leur intervention est nécessaire. La planification est optimisée car tout le personnel de maintenance est sur place et est en formation quand on ne les envoie pas réparer.
Certes, on pourra objecter que les promoteurs et les cabinets entremetteurs embauchent du personnel qui si l’installation de l’éolien français subsiste plusieurs années, les emplois correspondants dureront le même temps. Mais il s’agit d’un nombre très limité d’emplois et seulement pour un nombre limité d’années et de très loin inférieurs aux chiffres fantaisistes annoncés.
Fin 2003 au moins 100 MW éoliens tournaient dans l’Aude avec ZERO emploi permanent.
A titre d’illustration voici un article d’OUEST France récent :
Ouest-France Bretagne, mardi 1 novembre 2005, p. 8
Morbihan; Pontivy
Révision
complète des géants à pale après leur mise en
service cet été.
Éoliennes
: on a serré les boulons !
Vendredi était leur cinquième jour de travail sur le site éolien
de Kerlaizan. Les techniciens de Repower ont achevé
la révision des six géants à pales construits par l'entreprise
allemande. « Après la mise en service progressive durant
l'été, chaque machine doit faire l'objet d'une révision
complète qui dure cinq jours. Les connections électriques sont
vérifiées une à une, chaque boulon est resserré
et toutes les liaisons informatiques qui contrôlent le fonctionnement
des éoliennes sont testées », explique Tom Smulders,
responsable du site éolien.
Pour se rendre dans
la nacelle située à 80 mètres de hauteur (ce qui correspond
environ à un immeuble de 35 étages), les techniciens doivent
gravir une échelle en utilisant un impressionnant matériel d'alpiniste
qui assure leur sécurité (étriers, mousquetons). Pour
monter les outils, ils utilisent un treuil extérieur. « Pour
des questions de sécurité, les techniciens ne transportent aucun
matériel avec eux, une clef à molette qui tombe peut devenir
meurtrière », précise Tom Smulders.
Des écrans de contrôle indiquent l'orientation de l'éolienne,
la vitesse de rotation des pales, la force du vent ainsi que la production
d'électricité en temps réel. « Aujourd'hui
avec un vent de 30 km/h, la production est de 1 300 kW, ce qui est proche
de la capacité maximale de la machine qui est de 1 500 kW ».
Chaque éolienne est suivie à distance par un centre de contrôle
situé en Allemagne qui analyse 24 heures sur 24 le fonctionnement du
site. Des visites d'entretien auront lieu tous les six mois pendant deux jours
pour chaque machine.