Le pari de l'éolienCENTRE D’ANALYSE STRATEGIQUE
Le Centre d’analyse stratégique est un organisme directement rattaché au Premier ministre.
Il a pour mission
d’éclairer le Gouvernement dans la définition et la mise en oeuvre de ses orientations stratégiques en matière
économique,
sociale, environnementale ou culturelle.
Il prend en compte dans ses différents travaux qui sont rendus publics, les orientations de long terme définies au
niveau communautaire, en particulier dans le cadre de la stratégie de Lisbonne.
Le Centre d’analyse stratégique a été créé par décret en date du 6 mars 2006. Il succède au Commissariat général du
Plan.
LE PARI DE L'EOLIEN
Le contexte actuel de récession économique et d’urgence climatique offre à l’éolien l’opportunité d’un développement de
grande ampleur, même si certaines barrières techniques et économiques restent à dépasser. Les critiques sont
nombreuses en Europe et semblent s’intensifier dans l’espace français, où la prédominance du nucléaire, énergie non
carbonée au coût de production particulièrement compétitif, fragilise l’argumentaire éolien.
Qu’en est-il réellement et quels sont les paramètres majeurs dans le coût de l’éolien pour la collectivité ?
Quelques pays ont parié sur l’énergie du vent : l’examen attentif de leurs politiques publiques permet de
souligner certains leviers intéressants.
Le rapport "Le pari de l’éolien" propose d’évaluer la rentabilité de
l’éolien en fonction de l’évolution possible d’un certain
nombre de paramètres (prix des énergies fossiles, amélioration de la technologie, optimisation des potentiels de vent). Il
souligne également les faiblesses du tissu industriel français. Grâce à l’analyse d’exemples étrangers, il propose des
leviers incitatifs afin que les mesures proposées par le Grenelle de l’Environnement répondent à la fois à l’urgence
climatique et à la nécessité d’une croissance plus verte.
Pour le Centre d’analyse stratégique, le développement éolien en France doit obéir à un triple
critère : remplir les engagements fixés par le Grenelle de l’Environnement, créer des emplois mais aussi répartir
équitablement les risques entre contribuable et investisseur, afin que ce dernier continue à obtenir une rentabilité
suffisante et que l’augmentation de la part de l’éolien dans la contribution au service public de l’électricité reste acceptable
pour le consommateur.
Différents niveaux de déploiement sont à envisager. Les grands champs, créateurs d’emplois, pourraient être soumis à
des appels d’offres. Les champs de taille moyenne continueraient à bénéficier du tarif d’achat existant : la population
locale serait invitée à s’associer aux projets.
Voir le rapport complet, 814 ko..